Hassan Aziz: Des ambitions illimitées

Hassan Aziz
Agé d’à peine 25 ans, Hassan Aziz fait jour après jour sa marque dans l’industrie des multimédias à Montréal. Nous avons conclu un entretien avec ce jeune talentueux.

Comment avez-vous découvert votre passion pour l’art graphique et multimédia?
J’aimais le dessin dès un jeune âge. Puis, lorsque j’ai eu 9 ans, mon père a acheté un ordinateur pour notre domicile; et c’est ainsi que j’ai commencé à dessiner et colorier la couverture de Lion King en utilisant simplement le programme Paint. Mais, je dois vous dire que je suis avant tout reconnaissant à ma famille, parce qu’ils m’ont toujours aidé à développer ma passion pour l’art. Par exemple, à l’âge de 12 ans, mon grand frère m’a permis d’effectuer un stage dans une agence de design graphique qui appartenait à un de ses amis en Caire. C’est à ce moment là que mon expérience professionnelle a débuté.

Parlez-nous un peu de votre parcours académique.
Après une formation en web design et 3 ans d’option audio-visuel durant mon Bac français scientifiques, j’ai poursuivi des études à l’UQAM dans l’école de Design sous des professionnelles de l’industrie à Québec. J’ai poursuivi ensuite mes études supérieures à l’université Concordia en : “Digital technologies in the Design art practice”. Plus récemment j’ai été l’un des huit artistes sélectionnés pour faire une résidence à la Société d’art Technologique de Montréal en créations et manipulation en direct d’environnement immersif et interactif.

Depuis quand vous vous impliquez dans les activités de Tollab? Quelles ont été vos réalisations et vos impressions à leur égard?
J’ai accompagné l’épopée de Tollab dès le début, en faisant quelques affiches pour l’ALUQ. J’ai été consulté pour le Logo de Tollab, puis j’ai créé le symbol de T+ et finalement en incorporant Tollabus fait par Racha Abdallah, j’ai conçus le logo de Cafel. Mais, je crois au sein de Tollab je suis plus reconnu pour mon travail en vidéo. Avec mon partenaire de son Ralph Hneine, on a produit les vidéos des Galas de Tollab. J’ai fait aussi l’animation promotionnelle pour le record de Guinness, ce qui a crée un Buzz sur YouTube, et puis une nouvelle version la nuit même de notre succès. Cette implication était non seulement enrichissante au niveau personnel et « patriotique », mais même au niveau professionnel j’est rencontré des collaborateurs indépendants comme Racha, Mayssa Moubarrak, Charbel Touma et Eliane Achkar qui est devenue tout récemment un membre principal de l’équipe Dear Minds.

Temps de pause. Illustration de Hassan.
Quelle est votre réalisation dont vous en êtes le plus fier?
Il y en a plusieurs. Je garde toujours en mémoire mes premières publications au niveau semi-professionnel qui étaient les couvertures du « Yearbook » de mon école intitulées Temps de Pause, mes films sur la guerre « Tornade Estivale » et « Notions Crépusculaires » et une plus récente collaboration était des animations pour le show multimédia durant le concert d'après nouvel an de Paul VAN DYK au centre Bell.
Mais probablement le travail que je tiens le plus à cœur c’est celui du Festival du Monde Arabe à Montréal. Non seulement à cause de la mission du FMA et toutes les nuits blanches! Mais aussi le faite que la direction du FMA et le directeur Mr. Joseph Nakhlé qui est devenu un grand ami, m’ont confié des responsabilités exponentielle d’année en année : les animations vidéos, le site web, les affiches, créer l’identité du 10ème anniversaire jusqu’à finalement prendre charge d’une intervention multimédia en temps réel durant le spectacle majeurs en partenariat avec Tollab : « Je me Souviens! Dabké et Gigue fusion ».

Vous êtes aujourd'hui un jeune ambitieux, vous avez lancé votre propre compagnie Dear Minds, comment avez-vous fait vos premiers pas dans ce domaine où la compétition est très présente?
Tout d’abord, en m’associant à des partenaires spécialisés dans divers domaines complémentaires comme Ralph Hneine, Nadir Moukheiber et Joey Ghazal, puis en me concentrant à se distinguer dans le marché en appliquant deux règles d’or : une approche multidisciplinaire et une philosophie de travail résumée par le nom : « Dear Minds».

Avez-vous un conseil pour les jeunes talentueux et ambitieux comme vous?
Travaillé pour soit est un travail de 24h, donc je les conseille à suivre leur passion absolument. Lire beaucoup et apprendre des expériences d’autrui. Comprendre que la chance est un cercle vicieux, des fois il y a certaines circonstances hors de notre contrôle qui ouvrent des opportunités, et nous devons les reconnaître, mais toujours c’est par notre détermination, intégrité et travail fort qu’on peut créer des circonstances « chanceuses » et des opportunités. On doit toujours rester positif, passer à l’action et avancer dans notre chemin peu importe ce qu’on pourrait rencontrer comme obstacles. Une règle divine que j’applique religieusement : « il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle vous est un bien… »